Patrimoine

Lohéac, commune de 653 habitants (2011), s'étend sur 516 hectares.

L'église Saint-André

Après avoir démoli l'ancienne gendarmerie, bâtiment nommé aussi « la grande maison », la première pierre de la nouvelle église est posée.

Le mardi 11 novembre 1890, Charles Philippe Place, archevêque de Rennes. est revenu pour consacrer l'église que la population a construite en moins de 18 mois sous la direction de l'Abbé Thébault, secondé par l'Abbé Cheval. Cette inauguration se fait en présence de Mr de Sevedavy, maire de Lohéac, des sapeurs pompiers de Lohéac et de la musique du « Cercle Catholique » de Bain-de-Bretagne. C'est jour de fête au village ! Les rues sont décorées de guirlandes, d'arbustes et d'arc de triomphe. La population joyeuse endimanchée et enthousiasmée a suspendu le cours de ses occupations ordinaires. Tous auraient souhaité montrer à leur éminence une œuvre complète, hélas, elle n'est, à cette date encore, que trop imparfaite. Ce que met en évidence le discours du recteur «Il manque une sacristie, une tour nous fait défaut, et avouons-le pour s'acclimater, nos orientales pyramides voudraient quelques gracieux et élégants clochetons. Notre bonne volonté n'a pu mieux faire. Du reste, s'il plaît à Dieu, prochainement nous continuerons notre travail… ».

L'année suivante, la sacristie est construite. Un campanile provisoire édifié près de l'église pour y recevoir les cloches de l'ancienne église étant prêt à tomber par vétusté, il est nécessaire de réédifier un clocher en bois en attendant la construction. « On attend, lit-on dans le compte-rendu de l'époque, la construction d'une tour en des temps plus rassurants »… Il semblerait qu'on l'attende encore cette tour !

En janvier 1905, deux cloches sont installées dans ce campanile. Une venant de l'ancienne église Saint-André qui porte le nom de Caroline ; une deuxième toute nouvelle - la deuxième de l'ancienne église s'étant brisée- à qui l'on donne le nom de Joséphine.

La tribune, ne date que de 1931.

En 1942, l'intérieur de l'église est restauré.

En 1965, des cloches électroniques sont installées (Sol, Fa, Ut pour les connaisseurs).

En 1987, début des travaux de réfection de la toiture de l'église.

En 1989, l'éclairage y est amélioré, le chauffage installé et certains vitraux rénovés.

En décembre 2010, la commission départementale des objets mobiliers informe la municipalité du classement au titre des monuments historiques des objets mobiliers ci-après :

  • Le tableau peint sur toile représentant l'éducation de la Vierge avec Saint-Joachim et les anges.
  • L'ensemble du maître-autel
  • L'ensemble de deux stalles situées dans le chœur et dessinées par Arthur Regnault.


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